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Symptômes et conséquences d’une rupture de la coiffe des rotateurs 

La coiffe des rotateurs est un ensemble de tendons, au nombre de quatre, qui viennent coiffer la tête de l’humérus : le tendon sous-scapulaire, sus-épineux, sous-épineux et le petit rond. Le rôle de ces tendons qui composent la coiffe est de permettre les mouvements de rotation et d’élévation de l’épaule et sa stabilité.

On parle de rupture de la coiffe des rotateurs lorsqu’un ou plusieurs de ces tendons se désinsèrent de la tête de l’humérus.

Cette pathologie touche près de 30% de la population et son incidence augmente avec l’âge.

Des examens complémentaires comme l’échographie et l’IRM permettent de confirmer et d’évaluer précisément l’étendue de la rupture.

 

Parmi les symptômes décrits lors d’une rupture de la coiffe des rotateurs, on peut citer :

 

  • Des douleurs, notamment nocturnes, au niveau du moignon de l’épaule qui peuvent irradier dans le bras
  • Une impossibilité de dormir du côté de l’épaule lésée
  • Une faiblesse musculaire et un phénomène de fatigabilité occasionnant un retentissement fonctionnel (difficultés à se coiffer, s’habiller…)
  • Des craquements
  • Une diminution des mobilités de l’épaule

 

Le traitement d’une rupture de la coiffe des rotateurs est médical en premier lieu. Il comprend une mise au repos, la prise d’anti-inflammatoires et d’antalgiques et une rééducation à visée antalgique et fonctionnelle. La réalisation d’infiltration de cortisone permet de diminuer l’inflammation de la bourse à l’origine des douleurs et de faciliter les exercices de renfort musculaires (de la rééducation).

 

 

Quelles sont les conséquences d’une opération de la coiffe des rotateurs ?

 

Si les symptômes résistent au traitement médical (environ 6 mois), une intervention chirurgicale peut être envisagée.

Réalisée en ambulatoire et sous arthroscopie, cette intervention consiste à réinsérer les tendons de la coiffe sur leur insertion osseuse à l’aide d’ancres résorbables, fixées dans l’os.

Par des incisions centimétriques, une caméra est introduite dans l’épaule et permet l’exploration de l’articulation, le repérage de la rupture et sa réparation à l’aide d’instruments spécifiques.

L’objectif de la chirurgie est d’obtenir une épaule indolore et fonctionnelle.

En cas de rupture traumatique chez un sujet jeune (moins de 60 ans) une indication chirurgicale doit être posée dès le traumatisme. En effet chez ces patients et dans ce contexte traumatique aigue (chute, port d’une charge lourde) l’aggravation de la rupture est la règle et une réparation doit être décidée rapidement.

 

Dans les suites opératoires, l’épaule est immobilisée dans une attelle pendant quelques 3/4 semaines. La rééducation est débutée immédiatement avec une mobilisation initialement passive puis active, chez un kinésithérapeute. Le délai de récupération est relativement long, de plusieurs mois à 1 an après la chirurgie. Une amélioration significative de l’état fonctionnel de l’épaule et des douleurs est obtenue dans 85 à 90% des cas.

 

Bien que cette intervention chirurgicale permette de récupérer, le plus souvent, une épaule mobile et indolore, le potentiel de cicatrisation des tendons dépend de plusieurs facteurs comme l’âge, la qualité des tendons et la consommation tabagique. Plus l’âge est avancé, plus les chances de cicatrisation diminuent.

 

Après quelques années suivant le traitement chirurgical ou en l’absence d’une intervention adaptée, il est possible de voir se développer un phénomène d’arthrose de l’épaule chez certains sujets.

 

Enfin, si après l’intervention chirurgicale et le traitement de rééducation du kinésithérapeute, le patient ressent toujours une impotence fonctionnelle et/ou une douleur au niveau de l’épaule, il peut être envisagé de poser une prothèse qui viendra remplacer les tendons de la coiffe des rotateurs.

 

Qu’elle soit d’origine traumatique ou dégénérative, une rupture de la coiffe doit être soumise à la seule appréciation d’un chirurgien spécialiste de l’épaule.