La luxation de l’épaule

Qu’est-ce qu’une instabilité de l’épaule ou luxation de l’épaule ?

Elle concerne l’articulation entre la tête de l’humérus et l’omoplate, appelée articulation « gléno-humérale ».

On parle d’instabilité lorsqu’un patient présente 3 types de symptômes sur cette articulation : des luxations de l’épaule, des subluxations ou des appréhensions.

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Une luxation est un déboitement de l’articulation qui est remise en place par un tiers. On parle de réduction lorsque l’on « réemboite » l’épaule.

Une subluxation est déboitement de l’articulation que le patient réduit lui-même spontanément sans aide d’un tiers.

Une appréhension est la sensation que l’épaule va se déboiter. Cette impression ressentie par le patient survient dans des gestes de plus ou moins grande amplitude. Le patient qui a une instabilité connaît les gestes qui lui sont désagréables et finit par les éviter.

L’un ou plusieurs de ces 3 symptômes peuvent être ressentis par le patient. Ils caractérisent l’instabilité de l’épaule.  

A quels lésions anatomiques correspondent ces symptômes de l’instabilité ?

 Les éléments qui stabilisent l’épaule sont :

  • les os : l’humérus et l’omoplate (aussi appelée scapula)
  • le bourrelet : qui est le rebord de la zone articulaire de l’omoplate
  • les ligaments : gléno-huméraux (supérieur, moyen et inférieur, coraco-huméral)
  • les muscles de l’épaule : deltoïde, trapèze, coiffe des rotateurs (supra et infra supinatus, sous scapulaire, tendon du biceps, petit rond), grand pectoral

Si un ou plusieurs éléments qui stabilisent l’articulation est ou sont atteint (s) : l’épaule peut alors devenir instable. Au cours d’épisodes de luxation, il y a toujours une atteinte d’un ou plusieurs de ces composants. A chaque nouvel épisode de luxation, il y a des lésions de l’articulation. 

Quels examens d’imagerie médicale permettent de faire le diagnostic ?

 Les examens d’imagerie complète l’analyse clinique et permettent un diagnostic précis.

 

On réalise des radiographies d’épaule pour rechercher des fractures récentes ou anciennes qui indiquent qu’il y a eu des épisodes d’instabilité (encoche de la tête humérale, fracture séparation ou fracture tassement de la glène).

Radiographie normale de face d’une épaule droite
luxation de l'épaule
Radiographie d’une épaule droite luxée

On réalise un arthroscanner de l’épaule.

Il s’agit d’injecté un produit dans l’articulation pour voir en négatif les anomalies de l’articulation : lésions des ligaments, du bourrelet, du cartilage. C’est l’examen de référence pour analyser les lésions dans le cadre d’une instabilité de l’épaule.L’échographie ne permet pas de voir l’articulation dans son ensemble. L’IRM visualise moins précisément également les zones concernées.

A ne pas confondre avec une LAXITE de l’épaule

Il faut différencier l’instabilité de ce que l’on appelle la laxité

La laxité n’est pas ressenti par le patient mais correspond à ce que constate le médecin au cours de l’examen en consultation.En examinant les amplitudes de l’articulation, le médecin perçoit une mobilité anormale de l’humérus par rapport à l’omoplate soit par rapport à l’autre épaule soit par rapport à la « moyenne » habituelle de la population.On parle d’hyperlaxité si la rotation externe excède 85°. Un patient hyperlaxe n’est pas forcément instable mais l’hyperlaxité est facteur favorisant l’instabilité.

Docteur Yoann BOHU, Docteur Nicolas LEFEVRE, Docteur Serge HERMAN. – 1 décembre 2013.