Anatomie et physiologie du ménisque

Définition :

Le ménisque est un fibrocartilage semi-lunaire (quartier d’orange) triangulaire à la coupe.
Chaque genou possède deux ménisques, un ménisque interne et un ménisque externe.
Ce sont des « amortisseurs » du genou : ils ont un rôle dans la transmission et la répartition des contraintes. Ils augmentent la congruence articulaire et la stabilisation du genou. Ils permettent l’absorption des chocs et la protection du cartilage.

Rappel physiologique :

Figure 1

Les ménisques sont des fibrocartilages semi-lunaires triangulaires à la coupe. Ils ont un ancrage osseux par leurs cornes antérieures et postérieures, liées aux surfaces pré- et rétro-spinales et un ancrage capsulo-ligamentaire par le bord périphérique circonférentiel. Le ménisque n’est que partiellement vascularisé. Sa vascularisation provient d’un plexus artériel capsulaire qui pénètre dans l’épaisseur méniscale à partir de la capsule sur environ 20 % de la largeur méniscale (figure1). Il reçoit une autre vascularisation à partir de l’insertion osseuse de ses cornes. Cette vascularisation périphérique est favorable à la cicatrisation des fissures en zone « rouge rouge ».

Figure 2

Le ménisque est composé essentiellement d’eau (75%) et d’une matrice extra-cellulaire (25%) : celle-ci se compose majoritairement de collagène de type I (90%), de protéoglycanes et de protéines non collagènes. Le collagène de type I se rassemble en faisceaux qui s’alignent différemment en superficie et en profondeur. Cette configuration, radiale et circonférentielle, forme une construction optimale à la fonction d’amortissement (figure2).

A la marche ou durant la charge axiale, la structure des ménisques permet par l’alternance de la charge/décharge de créer une lubrification continue des surfaces. C’est aussi grâce à la viscoélasticité du complexe cartilage-ménisque que la surface portante s’accroît ramenant ainsi des charges excessives brutales à des niveaux physiologiques.

Les ménisques ont un rôle dans la transmission et la répartition de 50 à 70 % des contraintes. Ils augmentent la congruence articulaire et la stabilisation du genou, ils permettent l’absorption des chocs, la protection du cartilage, et enfin ils participent à la lubrification articulaire.
La conservation du capital méniscal est donc fondamentale et prévient la dégradation articulaire
 

Docteur Nicolas LEFEVRE, Docteur Serge HERMAN, Docteur Yoann BOHU. – 13 février 2012.